coran paix intérieure
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Comment la lecture du Coran apporte-t-elle la paix intérieure ?

Brief de l’article : Allah dit dans le Coran « C’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent » (sourate Ar-Ra’d, verset 28), et la lecture du Coran est la plus belle forme de cette évocation. Le Livre d’Allah est décrit comme une guérison de ce qui est dans les poitrines (sourate Yûnus, verset 57). Une lecture régulière, même courte, apaise davantage qu’une longue lecture occasionnelle, et la sérénité (sakîna) descend sur ceux qui se réunissent pour lire et étudier le Coran (Sahîh Muslim, n° 2699). Les femmes qui ne savent pas encore le lire peuvent l’apprendre en ligne, avec une enseignante, à tout âge.

Beaucoup de nos sœurs musulmanes sont à la recherche d’un moment de calme véritable. La paix intérieure ne se trouve ni dans les écrans ni dans l’accumulation des distractions. Allah nous en a indiqué le chemin dans Son Livre « Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah. Certes, c’est par l’évocation d’Allah que les cœurs se tranquillisent » (sourate Ar-Ra’d, verset 28).

La lecture du Coran est la plus belle forme d’évocation d’Allah. Dans cet article, découvrez pourquoi le Livre d’Allah apaise le cœur, quelles sourates lire dans les moments difficiles et comment installer cette lecture dans votre quotidien, même chargé.

Pourquoi la lecture du Coran apaise-t-elle le cœur ?

Le Coran se présente lui-même comme un remède. Allah dit « Ô gens ! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur, une guérison de ce qui est dans les poitrines, un guide et une miséricorde pour les croyants » (sourate Yûnus, verset 57). Il dit aussi « Nous faisons descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants » (sourate Al-Isrâ’, verset 82). Ce que la poitrine contient d’inquiétude, de tristesse ou de doute trouve son apaisement dans ces paroles, car elles viennent de Celui qui a créé le cœur et qui sait ce qui le répare.

À l’inverse, Allah avertit que « quiconque se détourne de Mon Rappel mènera certes une vie pleine de gêne » (sourate Tâ-Hâ, verset 124). Une vie éloignée du Coran reste étroite de l’intérieur, quel que soit le confort extérieur. Le verset de la sourate Az-Zumar décrit ce que vit le croyant à l’écoute du Livre, les peaux frissonnent, « puis leurs peaux et leurs cœurs s’apaisent au rappel d’Allah » (sourate Az-Zumar, verset 23).

Cet apaisement porte un nom dans les textes, la sakîna (la quiétude qu’Allah fait descendre). Le compagnon Usayd ibn Hudayr récitait la sourate Al-Baqara une nuit lorsqu’il vit comme une nuée pleine de lumières au-dessus de lui. Le Prophète ﷺ lui apprit que les anges s’étaient approchés pour écouter sa récitation (Sahîh al-Bukhârî, n° 5018). Le Prophète ﷺ a aussi promis cette quiétude à ceux qui lisent ensemble « Des gens ne se réunissent pas dans une des maisons d’Allah pour réciter le Livre d’Allah et l’étudier entre eux sans que la sérénité ne descende sur eux, que la miséricorde ne les couvre et que les anges ne les entourent » (Sahîh Muslim, n° 2699).

Quelles sourates lire pour retrouver la paix intérieure ?

Tout le Coran apaise, et vous pouvez ouvrir le Livre là où vous en êtes de votre lecture. Certaines sourates accompagnent cependant particulièrement bien les moments de tristesse ou d’angoisse, en raison de ce que les textes en disent :

  • Al-Fâtiha, la plus grande sourate du Coran (Sahîh al-Bukhârî, n° 4474), que vous récitez déjà dans chaque unité de prière ;
  • Les deux derniers versets de la sourate Al-Baqara, dont le Prophète ﷺ a dit qu’ils suffisent à celui qui les récite la nuit (Sahîh al-Bukhârî, n° 4008) ;
  • Ad-Duhâ et Ash-Sharh, révélées pour consoler le Prophète ﷺ, avec cette promesse répétée deux fois « À côté de la difficulté est, certes, une facilité » (sourate Ash-Sharh, versets 5 et 6) ;
  • Al-Mulk, dont le Prophète ﷺ a annoncé qu’elle intercède pour celui qui la récite jusqu’à ce qu’il lui soit pardonné (rapporté par At-Tirmidhî, n° 2891, jugé authentique) ;
  • Al-Ikhlâs, Al-Falaq et An-Nâs, que le Prophète ﷺ récitait chaque soir avant de dormir en soufflant dans ses mains (Sahîh al-Bukhârî, n° 5017).

Lisez-les lentement, en pensant au sens, avec une traduction si vous ne comprenez pas encore l’arabe. La méditation des versets fait partie de la lecture, Allah a révélé le Coran « afin qu’ils méditent sur ses versets » (sourate Sâd, verset 29).

Si vous ne savez pas encore lire l’arabe, ne laissez pas ce frein durer des années. La lecture s’apprend à tout âge, en quelques mois de travail régulier, et celle qui peine en récitant reçoit deux récompenses (Sahîh Muslim, n° 798). Des instituts en ligne réservés aux femmes enseignent la lecture depuis zéro, avec une enseignante diplômée et des cours en direct. Inscrivez-vous aux cours de Coran et de tajwid pour femme, qui proposent une classe d’initiation pour les francophones débutantes. Apprendre à lire le Livre d’Allah est en soi un chemin vers cette paix que vous cherchez.

Installer une routine de lecture du Coran au quotidien ?

La régularité compte plus que la quantité. Le Prophète ﷺ a enseigné que les œuvres les plus aimées d’Allah sont les plus constantes, même si elles sont modestes (Sahîh al-Bukhârî, n° 6464). Dix minutes par jour, chaque jour, transforment davantage le cœur qu’une heure de lecture du Coran une fois par mois. Choisissez un moment qui résiste aux imprévus, après la prière du fajr avant que la maison ne se réveille, ou le soir quand les enfants sont couchés, et gardez votre mushaf ou votre application à portée de main.

L’écoute a aussi sa place dans les journées chargées. Le Prophète ﷺ aimait entendre le Coran récité par un autre que lui, et il a demandé à Ibn Mas’ûd de lui en faire la lecture (Sahîh al-Bukhârî, n° 5049). Écouter une récitation pendant les tâches de la maison entretient le lien avec le Livre, sans remplacer votre propre lecture.

Vos questions sur le Coran et la paix intérieure

Puis-je lire le Coran en français pour apaiser mon cœur ?

Lire le sens des versets en français nourrit la réflexion et personne ne vous en privera. La récitation en arabe reste néanmoins l’adoration proprement dite, celle qui est récompensée lettre par lettre et que le Prophète ﷺ pratiquait. L’idéal est d’associer les deux, la récitation en arabe même hésitante, et la traduction pour méditer ce que vous venez de lire.

Je lis le Coran mais je ne ressens pas cet apaisement, est-ce normal ?

Le cœur a ses saisons, et la lecture faite à la hâte, l’esprit ailleurs, laisse peu de traces. Ralentissez, lisez moins de versets mais avec leur sens, choisissez un moment sans téléphone et demandez à Allah d’ouvrir votre cœur. La constance finit par porter ses fruits, et les péchés qui encombrent le cœur se soignent aussi par le repentir et l’istighfâr.

Combien de temps faut-il lire chaque jour ?

Aucune durée n’est imposée. Fixez-vous une quantité tenable, une page, dix versets, un quart de hizb, et tenez-la chaque jour. Vous pourrez l’augmenter avec le temps, quand la lecture sera devenue une habitude ancrée, comme une respiration de votre journée.

Écouter le Coran suffit-il pour trouver la paix intérieure ?

L’écoute apaise réellement, et le Coran a été révélé pour être entendu autant que lu. Elle ne remplace pourtant pas la lecture personnelle, qui engage la langue, les yeux et la mémoire, et qui vous prépare à réciter dans votre prière. Servez-vous de l’écoute comme d’un complément, dans la voiture ou pendant les tâches, et gardez un moment de lecture à vous.

Qu’Allah fasse du Coran le printemps de nos cœurs, la lumière de nos poitrines et la dissipation de nos tristesses.

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