Les 9 remèdes naturels recommandés par le Coran et la Sounnah
« Nous faisons descendre du Coran ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. » (Al-Isrâ’ 17:82)
Allah ﷻ n’a pas créé de maladie sans créer de remède. Le Prophète ﷺ l’a dit lui-même : « Traitez-vous, car Allah n’a pas créé de maladie sans créer de remède, hormis la vieillesse. » (Abou Daoud 3855, authentifié par Al-Albani)
Ces remèdes ne viennent pas de la tradition populaire ni du bouche-à-oreille. Ils sont ancrés dans le Coran et dans des hadiths authentiques, transmis par des chaînes solides et validés par les grands muhaddithîn. En voici neuf, avec leurs sources.
Table des matières
Allah a mis une guérison dans Sa création
L’islam n’a jamais séparé la foi du soin. Bien avant que la médecine moderne ne devienne une industrie, Allah ﷻ avait déjà déposé dans Sa création des remèdes pour chaque mal. Ce n’est pas une promesse vague, c’est une certitude transmise par la révélation elle-même.
Allah ﷻ dit dans le Coran à propos du miel : « De leur ventre sort un breuvage de couleurs variées, dans lequel se trouve une guérison pour les hommes. » (An-Nahl 16:69). Il jure par l’olivier dans la sourate At-Tîn (95:1). Il décrit le Coran lui-même comme une shifâ’ , une guérison, dans la sourate Al-Isrâ’ (17:82) et dans la sourate Yûnus (10:57).
Ce n’est pas un hasard si ces remèdes se trouvent dans des plantes, des aliments, des pratiques accessibles à tous. Allah ﷻ n’a pas réservé la guérison aux riches ni aux savants. Il l’a mise dans ce que la terre produit, à portée de main de chaque croyante.
Le Prophète ﷺ a confirmé cette réalité : « Allah n’a pas fait descendre de maladie sans faire descendre son remède. Celui qui le connaît le connaît, et celui qui l’ignore l’ignore. » (Al-Boukhâri 5678).
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Des remèdes fondés sur des sources solides, pas sur la tradition populaire
Beaucoup de remèdes circulent dans la communauté au nom de « la médecine prophétique » sans aucune base textuelle sérieuse. Un hadith faible (da’if) ou inventé (mawdû’) ne peut pas fonder une pratique médicale, c’est une règle que les savants ont posée depuis des siècles.
Les remèdes présentés dans cet article reposent tous sur des hadiths authentiques (sahîh) ou bons (hasan), validés par les grands muhaddithîn : Al-Boukhâri, Muslim, Abou Daoud, At-Tirmidhi, Ibn Mâja — et authentifiés par des savants contemporains comme Cheykh Al-Albani (rahimahu Allah). Chaque source est citée avec son numéro de référence.
Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya a compilé ces remèdes au XIVe siècle dans Zad Al-Ma’ad, en extrayant de chaque hadith les indications, les dosages et les contre-indications que le texte permettait de déduire. Son travail reste la référence incontournable sur le sujet.
Les 9 remèdes naturels enseignés par le Coran et la Sounnah
1. Le miel
Source coranique : « De leur ventre sort un breuvage de couleurs variées, dans lequel se trouve une guérison pour les hommes. » (An-Nahl 16:69)
Source hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « Utilisez les deux remèdes : le miel et le Coran. » (Ibn Mâja 3452, authentifié par Al-Albani)
Il a aussi dit : « La guérison se trouve dans trois choses : dans une incision de scarification, dans une gorgée de miel, et dans une cautérisation par le feu. Mais j’interdis à ma communauté la cautérisation. » (Al-Boukhâri 5683)
Le miel cru contient des enzymes antibactériennes, du peroxyde d’hydrogène et des flavonoïdes. Il agit sur les infections digestives, les plaies, et renforce l’immunité. Ibn Al-Qayyim rapporte dans Zad Al-Ma’ad qu’il traitait les diarrhées, les ulcères et les parasites intestinaux.
Usage pratique : une cuillère à soupe de miel cru à jeun, ou en application locale sur les plaies superficielles. Préférer le miel de sidr yéménite ou le miel de thym, non chauffé.
2. La graine de nigelle (habbatus sawda)
Source hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « Utilisez cette graine noire, car elle est une guérison contre tout mal, sauf la mort. » (Al-Boukhâri 5688, Muslim 2215)
Ce hadith est transmis par plusieurs Compagnons, ce qui lui confère un degré de solidité exceptionnel. Cheykh Al-Albani soulignait que la formulation « guérison contre tout mal » ne peut venir que de la révélation.
La thymoquinone, principal actif de Nigella sativa, réduit l’inflammation, module la réponse immunitaire et agit sur les voies respiratoires. Des études publiées dans Journal of Ethnopharmacology confirment ses effets sur l’asthme, l’hypertension légère et la résistance à l’insuline.
Usage pratique : une cuillère à café d’huile de nigelle le matin à jeun, ou les graines moulues mélangées au miel. Déconseillée à forte dose pendant la grossesse.
3. La hijama (scarification par ventouses)
Source hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « Le meilleur de vos remèdes est la hijama. » (Al-Boukhâri 5371, Muslim 1577)
Il l’a lui-même pratiquée et a dit : « Si dans ce que vous utilisez pour vous soigner il y a quelque chose de bon, c’est bien la hijama. » (Abou Daoud 3857)
Les jours recommandés sont le 17, le 19 et le 21 du mois lunaire, sur la base d’un hadith rapporté par Abou Daoud (3861).
La hijama draine le sang stagnant sur des points précis définis par la Sounnah. Les études contemporaines documentent ses effets positifs sur les lombalgies chroniques, les céphalées et la fibromyalgie, par stimulation de la microcirculation et réduction des médiateurs inflammatoires.
Usage pratique : chez un praticien formé, avec du matériel à usage unique stérilisé. Contre-indiquée pendant la grossesse, en cas de trouble de la coagulation ou sur peau lésée.
4. L’huile d’olive
Source coranique : Allah ﷻ jure par l’olive dans la sourate At-Tîn (95:1), lui conférant une dignité particulière parmi les végétaux.
Source hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « Mangez de l’huile d’olive et oignez-vous en, car elle provient d’un arbre béni. » (At-Tirmidhi 1851, Ibn Mâja 3319 — hadith hasan)
Ibn Al-Qayyim mentionne dans Zad Al-Ma’ad ses vertus pour la digestion, la peau et le renforcement général de l’organisme.
L’huile d’olive contient des polyphénols (oleuropéine, hydroxytyrosol) aux propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes confirmées. Elle réduit le cholestérol LDL, protège la paroi artérielle et soutient la flore intestinale.
Usage pratique : deux cuillères à soupe d’huile d’olive vierge extra le matin, ou en application locale sur la peau sèche et les cheveux. Utiliser une huile de première pression à froid.
5. Les dattes Ajwa
Source hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « Celui qui mange sept dattes Ajwa le matin ne sera pas atteint ce jour-là par le poison ni par la sorcellerie. » (Muslim 2047, Al-Boukhâri 5445)
Il a aussi dit : « Les dattes Ajwa viennent du Paradis, et elles sont un remède contre le poison. » (At-Tirmidhi 2068, classé hasan)
Les dattes Ajwa de Médine contiennent des polyphénols cardioprotecteurs, du magnésium, du potassium et des fibres. Des recherches publiées dans Journal of Medicinal Food confirment leur effet protecteur sur le muscle cardiaque et leur capacité à neutraliser certains effets toxiques.
Usage pratique : sept dattes Ajwa le matin à jeun, entières, en commençant par un nombre impair selon la Sounnah. Choisir des dattes de Médine certifiées.
6. Le costus marin (al-qust al-bahri)
Source hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « Le meilleur remède que vous utilisez est la hijama et le costus marin. » (Al-Boukhâri 5692, Muslim 2214)
Il a recommandé le costus marin pour les angines des enfants : « Traitez vos enfants atteints d’angine avec le costus marin. » (Al-Boukhâri 5713)
Le costus marin (Saussurea lappa) contient des lactones sesquiterpéniques aux propriétés anti-inflammatoires et antivirales. Ibn Al-Qayyim lui attribue des effets sur les douleurs abdominales, les infections respiratoires et les troubles hépatiques.
Usage pratique : en poudre diluée dans de l’eau ou de l’huile, en usage interne ou externe selon la pathologie. Déconseillé pendant la grossesse. Acheter auprès de vendeurs fiables qui distinguent le costus marin (bahri, blanc) du costus indien (hindi, noir) — seul le premier est recommandé dans les hadiths.
7. Le fenugrec (hulba)
Source hadith : Le Prophète ﷺ a dit : « Si mes fidèles savaient ce qu’il y a dans le fenugrec, ils l’achèteraient à son poids en or. » (Ibn Mâja 3448 — hadith hasan selon certains savants, faible selon d’autres ; à prendre avec précaution sur le plan prescriptif)
Ibn Al-Qayyim mentionne le fenugrec dans Zad Al-Ma’ad pour ses vertus sur la digestion, le lait maternel et la récupération après la maladie.
Le fenugrec contient des galactomannanes, des saponines et des phytoœstrogènes qui soutiennent la lactation, régulent la glycémie et apaisent les inflammations digestives. Son effet sur la production de lait maternel est documenté dans plusieurs études cliniques.
Usage pratique : en infusion (une cuillère à café de graines par tasse), en poudre dans les plats, ou en gélules. Particulièrement utile pour les femmes allaitantes. Déconseillé à haute dose pendant la grossesse car il peut stimuler les contractions utérines.
8. Le henné (al-hinnâ’)
Source hadith : Aïsha (radiya Allahu ‘anha) rapporte : « Le Prophète ﷺ ne se blessait pas sans mettre du henné sur la blessure. » (Abou Daoud 3857, classé hasan)
Il est également rapporté qu’il utilisait le henné pour les céphalées et les douleurs articulaires, en application sur la zone concernée.
Le henné (Lawsonia inermis) contient de la lawsone, un composé aux propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires et antifongiques. Il accélère la cicatrisation des plaies légères et apaise les douleurs articulaires en application locale. Son utilisation cosmétique (teinture des cheveux et des mains) est par ailleurs une Sounnah établie pour la femme mariée.
Usage pratique : pâte de henné appliquée sur les plaies superficielles, les zones douloureuses ou les pieds fatigués. Utiliser du henné naturel pur, sans additifs chimiques.
9. Le sidr (lotus jujubier)
Source hadith : Le Prophète ﷺ a prescrit le sidr pour le bain purificateur post-natal et pour la ruqya : « Prenez sept feuilles de sidr vert, broyez-les entre deux pierres, puis versez de l’eau dessus… » (Muslim 2195)
Ibn Al-Qayyim mentionne ses vertus purificatrices et ses effets sur les affections cutanées dans Zad Al-Ma’ad.
Les feuilles de sidr (Ziziphus spina-christi) contiennent des saponines naturelles aux propriétés antifongiques, antibactériennes et cicatrisantes. Elles nettoient la peau en profondeur, calment les irritations et s’utilisent en décoction pour les cheveux abîmés.
Usage pratique : poudre de feuilles de sidr mélangée à de l’eau pour laver les cheveux et le corps, notamment après les règles ou l’accouchement. Utilisé aussi dans les protocoles de ruqya selon la Sounnah.
Tableau récapitulatif
| Remède | Nom arabe | Source principale | Usage prioritaire |
|---|---|---|---|
| Miel | Al-‘asal | Coran An-Nahl 16:69 / Al-Boukhâri 5683 | Infections, digestion, plaies |
| Graine de nigelle | Habbatus sawda | Al-Boukhâri 5688, Muslim 2215 | Immunité, inflammation, allergies |
| Hijama | Al-hijâma | Al-Boukhâri 5371, Muslim 1577 | Douleurs chroniques, circulation |
| Huile d’olive | Az-zayt | At-Tirmidhi 1851 | Cœur, peau, digestion |
| Dattes Ajwa | Tamr ‘ajwa | Muslim 2047, Al-Boukhâri 5445 | Protection cardiaque, énergie |
| Costus marin | Al-qust al-bahri | Al-Boukhâri 5692, Muslim 2214 | Voies respiratoires, infections |
| Fenugrec | Al-hulba | Ibn Mâja 3448 | Lactation, glycémie, digestion |
| Henné | Al-hinnâ’ | Abou Daoud 3857 | Plaies, douleurs articulaires |
| Sidr | As-sidr | Muslim 2195 | Peau, cheveux, ruqya |
Quelle est la force de ces remèdes ?
Aucun de ces neuf remèdes n’est une invention humaine. Chacun est mentionné dans des textes dont la transmission a été vérifiée par les plus grands muhaddithîn de l’islam. Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya les a compilés et commentés au XIVe siècle dans Zad Al-Ma’ad, en y ajoutant les indications, les contre-indications et les dosages que les textes permettaient de déduire.
La science contemporaine a confirmé, remède après remède, ce que la révélation avait établi bien avant les laboratoires. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une preuve supplémentaire, pour celles et ceux qui réfléchissent.
« Il y a vraiment là des signes pour des gens qui réfléchissent. » (An-Nahl 16:69)

